Une fois de plus j'étais dans ta roue et une fois de trop tu m'a décroché...Et pour moi toujours la même souffrance pour essayer de te rattraper.
Malheureusement , cette fois encore je n'y parviendrais pas...
J'entendais ton père derrière toi qui te demandais une dernière fois : « Max! combien le c½ur? » et tu ne lui répondais plus... c'était là ton ultime pulsation, ton ultime pensée vers ton père, ta mère et tous tes proches...
Toi qui n'avait de cesse que d'améliorer tes performances, tu a obtenu la récupération éternelle...
Toi qui te sentais pousser des ailes lorsque la route s'élevait, te voici déjà au paradis...
Et maintenant que je réalise que je parle de toi au passé, je pense...
Je pense à ta famille qui, comme toi, m'avait adopté un certain temps.
Je pense à ta mère de laquelle tu avais hérité ta gentillesse. Tu me disais toi-même, les soirs d'été, combien tu l'aimais.
Je pense à ton père qui t'avait inculqué le respect, le partage, l'honnêteté et l'humilité. Ton père qui t'avait apprit à te faire plaisir sur un vélo. Et combien de fois m'avais-tu dit que ce n'était qu'avec lui que tu voulais t'entraîner? Combien de fois m'avais-tu dit que tu étais fier de lui et que tu lui devais tout?
Je pense à tes s½urs qui comptaient tellement pour toi. Et je me rappelle cette confidence que tu m'avais faite un jour : « Même si je ne leur ai jamais dit, j'aime mes s½urs ne serait-ce que parce qu'elles sont aussi embêtantes que moi... »
Je pense aussi à tes grands-parents que tu respectais énormément même si tu aimais leur en faire voir de toutes les couleurs... Et en parlant de couleurs...comment pourrais-je oublier ces parties de belote mouvementées avec papi Robert et Thierry chaque soirs avant de nous endormir? Comment oublierai-je ton « papi Ferrari » comme tu le surnommait : ce papi qui, par amour pour toi, te cédait tout tes caprices...? Quand aux mamies...des mamies en or, des cordons bleus qui étaient vitales pour toi; des mamies que tu aimais de tout ton c½ur comme tu me le disais si bien...
Enfin, je pense à Éva, cette fille qui t'aimait tant et que tu aimais tant. Cette fille dont tu disais d'elle qu'elle t'avais donné tant de bonheur. Mais je pense également à Bérengère, ta meilleure amie que je n'ai pas eu le temps de connaître en ta compagnie...
Mais, depuis plusieurs jours déjà, je pense à toi Maxime...
Je me souviens des moments inoubliables que nous avons passé ensemble : les courses chaque dimanche où j'avais hâte de te revoir et rigoler encore un peu et les sorties à vélo délirantes qui sont gravées à jamais dans mon c½ur.
Toi qui était petit de taille mais grand d'esprit, tu possédais un c½ur immense.
Et tout ceci est peu dire car tu m'aurais tout donné. Mais de tous ce que tu m'a prêté, j'ai retenu une chose: ton amitié...et tu me faisais la mon plus beau cadeau.
Sache que je ne t'oublierai jamais car on aura du mal à retrouver un jour dans le peloton un coureur aussi grand que toi...
Aussi je remercie encore sa famille à qui je dois tant de choses et pour qui je serais toujours là .
Merci aussi a Bérengère pour son bel hommage...
Merci du fond du c½ur , Louis.
Même s'il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire « à demain »
Rien ne défera jamais nos liens[...]
L'amour est plus fort que le chagrin
L'amour qui fait battre nos c½urs
Va sublimer cette douleur[...]
Tu verras au bout du tunnel
Se dessiner un arc en ciel[...]
Même si je veille d'une autre rive
Quoi que tu fasse' quoi qu'il t'arrive
Je serais avec toi comme autrefois...
(extrait des paroles de la chanson « tant de belles choses » de Françoise Hardy)

